Ford Sierra RS Cosworth blanche à grand aileron arrière, youngtimer sportif des années 1980

Ford Sierra Cosworth : l’icône turbo (et le mythe Cosford)

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Rédigé par Julien

17 juillet 2026

La Ford Sierra RS Cosworth est la version turbo et survitaminée de la Sierra, née en 1986 d’un projet Ford Motorsport pour dominer le Groupe A. Souvent cherchée à tort sous le nom de Cosford, elle se distingue par son moteur Cosworth deux litres turbo et son immense aileron arrière. Devenue une icône youngtimer, sa cote a explosé.

🏁 L’essentiel à retenir

La Sierra Cosworth est la Ford de route pensée comme une voiture de course. Les points clés :

  • Le bon nom : Cosworth, pas Cosford, du nom du motoriste britannique.
  • La mission : gagner en Groupe A, d’où l’aileron et le turbo.
  • Le cœur : un quatre cylindres deux litres turbo d’environ 204 ch.
  • La cote : youngtimer très recherché, RS500 à six chiffres.

Ford Sierra Cosworth ou Cosford ?

Commençons par lever la confusion. Le nom exact est Ford Sierra RS Cosworth. La graphie Cosford, fréquemment tapée dans les moteurs de recherche, est une erreur, sans doute influencée par la localité anglaise de Cosford. Pour trouver les bonnes annonces, les bonnes pièces et la documentation fiable, écrivez toujours Cosworth.

Cosworth désigne le motoriste britannique célèbre, qui a développé le moteur de la voiture. Le sigle RS, lui, signifie Rallye Sport, la dénomination des versions sportives de Ford. La Sierra RS Cosworth est donc une Sierra ordinaire transformée en sportive de pointe par le bureau d’études motorsport de la marque.

Cette parenté avec la compétition n’a rien d’anecdotique. Cosworth a longtemps fourni des moteurs aux voitures de course, des Formule 1 aux prototypes d’endurance comme les Spice du Groupe C. Retrouver ce nom sur une berline de série, c’est la promesse d’un ADN de course accessible à la route.

Née pour gagner en Groupe A

La Sierra Cosworth est le fruit d’un objectif précis : produire une voiture capable de remporter le championnat du Groupe A en Europe. Ford Motorsport conçoit donc une homologation de compétition, ce qui impose une production de route en série suffisante pour valider la voiture en course.

La voiture est dévoilée au salon de Genève en mars 1985, puis lancée en juillet 1986. Elle est fabriquée à l’usine Ford de Genk, en Belgique, en conduite à gauche comme à droite. Son immense aileron arrière, surnommé queue de baleine, n’est pas qu’un effet de style : il assure l’appui aérodynamique nécessaire à hautes vitesses, traduisant directement sa vocation de course.

Sur les circuits, la Sierra Cosworth tient ses promesses et devient une référence du Groupe A et des courses de tourisme de la fin des années 1980. Cette domination sportive a forgé sa légende et nourrit encore aujourd’hui le désir des collectionneurs.

Le moteur Cosworth, cœur de la légende

Tout tourne autour du moteur. Cosworth greffe sur le bloc deux litres un turbocompresseur Garrett et un échangeur, portant la puissance autour de 204 chevaux à 6000 tr/min sur la version de route. Pour l’époque, c’est une valeur d’exception sur une berline familiale.

La déclinaison ultime s’appelle RS500. Pour pousser plus loin l’homologation en course, Ford fait convertir 500 exemplaires par le préparateur Tickford, en version trois portes. La RS500 grimpe autour de 224 chevaux en configuration routière, et son moteur, surdimensionné, autorise des puissances bien supérieures une fois préparé pour la compétition. C’est la plus rare et la plus convoitée des Sierra Cosworth.

Cette mécanique pointue exige un entretien sérieux. Turbo, gestion électronique et refroidissement demandent un suivi rigoureux, et une restauration sérieuse passe souvent par un garage spécialisé connaissant ces moteurs. Le moteur Cosworth, bien suivi, reste pourtant robuste et endurant.

Production, diffusion et cote actuelle

Les volumes restent modestes, ce qui sert la valeur. Selon les données reprises par l’encyclopédie Wikipédia, environ 5 545 exemplaires de la première Sierra RS Cosworth ont été produits, dont 500 envoyés chez Tickford pour devenir des RS500. La France a reçu une part notable de la production, ce qui laisse encore des exemplaires à dénicher dans l’Hexagone.

Aujourd’hui, la Sierra Cosworth est un youngtimer pleinement entré dans la cour des classiques. Les beaux exemplaires d’origine s’apprécient régulièrement, et la RS500 atteint des sommes à six chiffres selon les spécialistes du marché de la collection. La prudence reste de mise : corrosion, historique et authenticité du moteur font toute la différence sur la valeur.

Pour qui souhaite en acquérir une, l’âge de la voiture ouvre désormais droit à la carte grise de collection, dont les démarches rejoignent celles d’une restauration sans contrôle technique. Mieux vaut viser un dossier complet et une voiture saine qu’un projet bon marché à la provenance floue.

FAQ

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Passionné par la mécanique depuis toujours, je travaille comme garagiste depuis plus de 15 ans. J'aime résoudre les problèmes techniques et aider les clients à garder leur véhicule en parfait état.

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